@ switch : ok, tu as quelques années de vélo derrière toi alors...
...moi, ça ne fait qu'une grosse année que je m'y suis mis.
Tu as quel âge si ce n'est pas trop indiscret?...et tu fais parti de quel club?
Pour en revenir à l'Ecureuil, super content de ma course!
Je finis 51ème au scratch et 9ème de ma catégorie, avec un temps de 4h16min pour effectuer les 145kms et 2200 mètres de dénivelé positif, soit quasiment 34km/h de moyenne!
Le parcours a changé cette année et était vraiment très exigeant, de vraies montagnes russes, quasiment pas de plat.
Départ très rapide pour essayer de remonter sur les avant postes car dossard pas terrible dans la deuxième partie du peloton. Donc pas d'échauffement, tout de suite dans le rouge. 40km/h sur les 10 premiers kilomètres!...et j'ai réussi à revenir pas trop loin de la voiture ouvreuse.
Des groupes se forment dès la première grosse difficulté, et on se retrouve à une bonne soixantaine dans le deuxième groupe. Ãa roule assez fort et on se retrouve à deux du même club dans ce groupe. On se porte aux avant postes et on fait quelques relais...mais malgré le nombre, pas grand monde pour nous épauler...
On tourne à 3 ou 4 sur de nombreux kilomètres, puis mon coéquipier me dit à un moment qu'il y en a marre et qu'on va se faire avoir dans la plus grosse difficulté du jour. On décide donc d'arrêter de rouler et d'en garder un peu sous la pédale.
Auparavant, le groupe s'est séparé en deux à la bifurcation de la Sostranienne (119kms) et on se retrouve donc à une grosse trentaine sur l'Ecureuil (145kms). Pour l'instant, tout va bien, même si on ne s'amuse pas en route, pas beaucoup de moments de répits. On enchaîne les difficultés sans encombre, puis arrive la deuxième grosse difficulté après le Maupuy, à savoir une montée de 4kms à 6-7% sur une petite route....et surprise, certains qu'on avait pas encore vu montrent le bout de leur nez...ça part très fort dès le pied, et je décide de prendre un rythme soutenu mais sans me mettre en surchauffe. Une dizaine de gars prennent une centaine de mètres d'avance, et je me dis que je ne les reverrai plus... On double un paquet de coureurs de la Sostranienne sur cette montée, il y en a partout!
Au fur et à mesure de la montée, je m'aperçois que finalement l'écart ne grandit pas, voire même que j'arrive à grappiller quelques mètres. A un kilomètre du sommet, je décide alors de me mettre un peu dans le rouge pour essayer de ne pas basculer trop loin, pensant pouvoir revenir dans la descente qui mène à Laurière. J'arrive en haut de la bosse avec une cinquantaine de mètres de retard...mais le groupe devant ne se relève à aucun moment et met même les gaz dès le début de la descente...Je me mets à bloc pour essayer de rentrer, mais les mètres sont difficiles à reprendre...et pour clôturer le truc, je me retourne et je vois qu'une vingtaine de gus sont dans ma roue, sans qu'aucun ne me prête main forte malgré mes demandes répétées!!! Je ne relâche pas pour autant, car sinon je ne rentrerai jamais. Je fais toute la descente (enfin avec quelques petites bosses quand même...) au taquet mais que les mètres sont difficiles à gagner... On arrive à Laurière, et je ne suis toujours pas rentré, ayant encore une trentaine de mètres de retard, je suis dans le rouge écarlate!
Je ne lâche pas le morceau et continue de m'arracher mettant tout ce qu'il me reste alors qu'il reste encore une trentaine de bornes avant l'arrivée et que je sais que les 20 prochains kilo sont très compliqués... Après 15 bornes de "chasse", je suis quasiment rentré, à une dizaine de mètres, et arrive une grosse bosse...et là , alors que j'accuse le coup, je vois passer plein de gus qui ont sucé ma roue tout le long...autant dire que j'avais bien envie de les insulter de tous les noms, mais je me suis abstenu. Je souffre le martyr dans cette bosse mais hors de question d'avoir fait tout çà pour péter alors que je suis quasiment rentré...je me fais mal comme jamais je me suis fait mal, et j'arrive à rentrer au mental, parce que mes jambes m'ont plusieurs fois fait sentir qu'il fallait que j'arrête... Les kilomètres qui suivent sont un vrai calvaire, chaque bosse une souffrance terrible pour ne pas lâcher, car en plus, le rythme est de plus en plus élevé.
Je sais que les 10 derniers kilos sont plutôt roulant et que si j'arrive à rester avec le groupe jusque là , j'aurai fait le plus dur. Il me reste donc une dizaine de kilo à souffrir...et au final j'arrive à tenir en m'arrachant dans chaque bosse.
Les 10 derniers kilo arrivent et comme prévu, ça accélère franchement sur une route beaucoup plus large, mais ça me convient mieux et j'arrive à me refaire un peu la cerise. Ãa roule fort, et je suis bien décidé à faire l'arrivée, ne voulant pas laisser un des suceurs de roues franchir la ligne devant moi. On arrive dans le dernier kilo, je remonte sur le côté et me trouve dans les 10 premières positions du groupe, les jambes sont durs, mais le mental est là ...aux 500 mètres, je mets tout à droite et je pars sur la partie gauche de la route en mettant tout ce qu'il me reste...et là , je sens la crampe envahir mon mollet droit...tant pis, je continue à appuyer de toutes mes forces et j'arrive à franchir la ligne en première position de mon groupe...il y a une justice!
Voilà voilà mon périple, car pour le coup, je n'avais jamais autant souffert sur un vélo, mais je pensais pas être capable de réussir une telle course, donc super content à l'arrivée!
A noter que le vainqueur gagne à un peu plus de 36km/h, soit 2km/h de moins que l'année dernière...et que la Sostranienne se gagne à un peu plus de 34km/h, par un mec qui était dans notre groupe à la bifurcation...j'aurais donc peut être dû tourner... :lol:
Sinon, ce soir, malgré plusieurs bières pour me déshydrater, j'ai un peu mal aux pattes...
...moi, ça ne fait qu'une grosse année que je m'y suis mis.Tu as quel âge si ce n'est pas trop indiscret?...et tu fais parti de quel club?
Pour en revenir à l'Ecureuil, super content de ma course!

Je finis 51ème au scratch et 9ème de ma catégorie, avec un temps de 4h16min pour effectuer les 145kms et 2200 mètres de dénivelé positif, soit quasiment 34km/h de moyenne!
Le parcours a changé cette année et était vraiment très exigeant, de vraies montagnes russes, quasiment pas de plat.
Départ très rapide pour essayer de remonter sur les avant postes car dossard pas terrible dans la deuxième partie du peloton. Donc pas d'échauffement, tout de suite dans le rouge. 40km/h sur les 10 premiers kilomètres!...et j'ai réussi à revenir pas trop loin de la voiture ouvreuse.

Des groupes se forment dès la première grosse difficulté, et on se retrouve à une bonne soixantaine dans le deuxième groupe. Ãa roule assez fort et on se retrouve à deux du même club dans ce groupe. On se porte aux avant postes et on fait quelques relais...mais malgré le nombre, pas grand monde pour nous épauler...
On tourne à 3 ou 4 sur de nombreux kilomètres, puis mon coéquipier me dit à un moment qu'il y en a marre et qu'on va se faire avoir dans la plus grosse difficulté du jour. On décide donc d'arrêter de rouler et d'en garder un peu sous la pédale.Auparavant, le groupe s'est séparé en deux à la bifurcation de la Sostranienne (119kms) et on se retrouve donc à une grosse trentaine sur l'Ecureuil (145kms). Pour l'instant, tout va bien, même si on ne s'amuse pas en route, pas beaucoup de moments de répits. On enchaîne les difficultés sans encombre, puis arrive la deuxième grosse difficulté après le Maupuy, à savoir une montée de 4kms à 6-7% sur une petite route....et surprise, certains qu'on avait pas encore vu montrent le bout de leur nez...ça part très fort dès le pied, et je décide de prendre un rythme soutenu mais sans me mettre en surchauffe. Une dizaine de gars prennent une centaine de mètres d'avance, et je me dis que je ne les reverrai plus... On double un paquet de coureurs de la Sostranienne sur cette montée, il y en a partout!
Au fur et à mesure de la montée, je m'aperçois que finalement l'écart ne grandit pas, voire même que j'arrive à grappiller quelques mètres. A un kilomètre du sommet, je décide alors de me mettre un peu dans le rouge pour essayer de ne pas basculer trop loin, pensant pouvoir revenir dans la descente qui mène à Laurière. J'arrive en haut de la bosse avec une cinquantaine de mètres de retard...mais le groupe devant ne se relève à aucun moment et met même les gaz dès le début de la descente...Je me mets à bloc pour essayer de rentrer, mais les mètres sont difficiles à reprendre...et pour clôturer le truc, je me retourne et je vois qu'une vingtaine de gus sont dans ma roue, sans qu'aucun ne me prête main forte malgré mes demandes répétées!!! Je ne relâche pas pour autant, car sinon je ne rentrerai jamais. Je fais toute la descente (enfin avec quelques petites bosses quand même...) au taquet mais que les mètres sont difficiles à gagner... On arrive à Laurière, et je ne suis toujours pas rentré, ayant encore une trentaine de mètres de retard, je suis dans le rouge écarlate!
Je ne lâche pas le morceau et continue de m'arracher mettant tout ce qu'il me reste alors qu'il reste encore une trentaine de bornes avant l'arrivée et que je sais que les 20 prochains kilo sont très compliqués... Après 15 bornes de "chasse", je suis quasiment rentré, à une dizaine de mètres, et arrive une grosse bosse...et là , alors que j'accuse le coup, je vois passer plein de gus qui ont sucé ma roue tout le long...autant dire que j'avais bien envie de les insulter de tous les noms, mais je me suis abstenu. Je souffre le martyr dans cette bosse mais hors de question d'avoir fait tout çà pour péter alors que je suis quasiment rentré...je me fais mal comme jamais je me suis fait mal, et j'arrive à rentrer au mental, parce que mes jambes m'ont plusieurs fois fait sentir qu'il fallait que j'arrête... Les kilomètres qui suivent sont un vrai calvaire, chaque bosse une souffrance terrible pour ne pas lâcher, car en plus, le rythme est de plus en plus élevé.
Je sais que les 10 derniers kilos sont plutôt roulant et que si j'arrive à rester avec le groupe jusque là , j'aurai fait le plus dur. Il me reste donc une dizaine de kilo à souffrir...et au final j'arrive à tenir en m'arrachant dans chaque bosse.
Les 10 derniers kilo arrivent et comme prévu, ça accélère franchement sur une route beaucoup plus large, mais ça me convient mieux et j'arrive à me refaire un peu la cerise. Ãa roule fort, et je suis bien décidé à faire l'arrivée, ne voulant pas laisser un des suceurs de roues franchir la ligne devant moi. On arrive dans le dernier kilo, je remonte sur le côté et me trouve dans les 10 premières positions du groupe, les jambes sont durs, mais le mental est là ...aux 500 mètres, je mets tout à droite et je pars sur la partie gauche de la route en mettant tout ce qu'il me reste...et là , je sens la crampe envahir mon mollet droit...tant pis, je continue à appuyer de toutes mes forces et j'arrive à franchir la ligne en première position de mon groupe...il y a une justice!
Voilà voilà mon périple, car pour le coup, je n'avais jamais autant souffert sur un vélo, mais je pensais pas être capable de réussir une telle course, donc super content à l'arrivée!
A noter que le vainqueur gagne à un peu plus de 36km/h, soit 2km/h de moins que l'année dernière...et que la Sostranienne se gagne à un peu plus de 34km/h, par un mec qui était dans notre groupe à la bifurcation...j'aurais donc peut être dû tourner... :lol:
Sinon, ce soir, malgré plusieurs bières pour me déshydrater, j'ai un peu mal aux pattes...